Modus Operandi

by Errata

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    L'EP "Modus Operandi" est sorti en 2008 en auto-production. Errata prend le temps d'explorer les sphères du rock au sens large tout en flirtant avec ses frontières les plus éloignées. N'hésitant pas à partir d'une base rock indie ascétique pour se laisser aller à céder aux tentations post-hardcore corrosives d'un screamo-rock littéralement éruptif.

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1.
08:40
2.
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4.
11:16

credits

released January 9, 2008

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about

Errata Lille, France

Errata est un groupe de rock originaire de Lille dans le nord de la France.
Aux frontières du post-rock, du screamo et du post-hardcore, Errata propose une musique contrastée aux ambiances sonores massives et complexes. Loin de chercher une étiquette, le groupe incorpore dans sa musique des influences de la sphère Rock (rock indé, math rock...). ... more

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Track Name: Adventice
Adventice


Au plus haut des sommets dans un silence factice,
Une fleur adventice secrètement convoitée,
Pas toujours éclairée, j'observe son calice.
Un appel à nos vices par cette syncope spontannée.

Futilité à fertiliser, pour engendrer des lésions lancinantes.
Une faille explorée par intérêt, pour faire incliner la confiance inhérente.

Inermes, bien malgré nous en détresse.
Inermes, sans défense et sans répit sont nos faiblesses.

Futilité à fertiliser
Pour engendrer des légions lancinantes.

Inermes, inermes, inermes...

Inermes, peuples illusionistes.
Des maitres fantoches et marionnettistes.
Tour à tour, la proie le vautour, un roi ou sa cour.
Avoir les dents longues et le talon fragile, peuple versatile.
Avoir la main verte pour ce chiendent subtil.

Ainsi cette promenade te semble anodine ?
Tu me sers de guide sur ta terre opaline.
Une alchimie complexe de couleurs et de formes,
Tant de paysages blancs enfouis que l'on explore.
Apparente et fragile biocénose de connexions
Qui se mélangent et font de toi un monde nouveau.
Je découvre et contemple ces territoires, admiratif
Et derrière mon masque, je ris d'un plaisir convulsif.
Détourne le regard et mes démons se pressent.
Tu sais que tôt ou tard nous trouverons ta faiblesse.
Cette fleur sans défense, mauvaise herbe pour toi
A pour nous tant d'éclats qu'une arme entre nos doigts.
Mais avant de cueillir cette fleur que tu me fais,
Une sourde question se glisse à mes côtes :

Y a-t-il plus grosse épine que celle qui cherche les hauteurs ?
Y a-t-il plus grosse épine que celle qui cherche les hauteurs ?

Au plus haut des sommets, une fleur adventice,
Pas toujours éclairée, un appel à nos vices.
Track Name: Comme un arrière-goût de cendre
Liens, transferts.
Imbu de confiance, s'élancer dans la guerre.
Liens, transferts.
Un acharnement à retourner la terre,
A retrouver la chimie qui opère dans nos attractions en phase déclinante,
dans nos relations soupirantes.
Couleurs d'indifférence.
Liens, transferts.
Tout essayer et finir par se taire.
Spectateur d'une décadence.

Chaudes, exaltantes, rassurantes et parfois brûlantes, extensions de soi, éclairantes.
La main comme tisonnier, consummons nos souffrances.
Images foisonnantes, réciproque volonté d'écrire nos éloquences.
Extension de soi, l'apparence d'une lumière éternelle qu'on attise à outrance.

Par le sang, par l'esprit ou les sentiments.
A l'instant où les braises volent au vent.
Toujours vascillants ces foyers qui brûlent entre nous.
Et quand l'un s'égare en dehors des raisons, le second en devient fou.

Liens, transferts.
Imbu de confiance, s'élancer dans la guerre.
Liens, transferts.
Un acharnement à retourner la terre,
A retrouver la chimie qui opère dans nos attractions en phase déclinante,
dans nos relations soupirantes.
Couleurs d'indifférence.
Liens, transferts.
Tout essayer et finir par se taire.
Spectateur d'une décadence.

La fiole de phlogistique se vide à l'heure où le phoenix s'érige et sourd à tous les cris, les larmes, il part.

Désarmé, impuissant, frustré.
Résigné, impuissant, sans regret.
Nos liens brisés, séparés, consommés, consumés.
Track Name: Modus Operandi
En montant les marches de la lointaine sénescence,
Enfant assoiffé de chemins et de sens,
J'observais le décor, carton-pâte et simulacre :
Deux géants endémiques en plein centre du théâtre.

Mais, sous le fatras de mes songes, les deux statues s'allongent.
Mais, sous le fatras de mes songes, l'adultère se prolonge.

Apaisantes symétries où je puisais mes tendances à dévier.
Extensions, les bras grands ouverts mais pas de main tendue à l'envers.
Je portais mon drapeau de vertu, le déni était mon salut.
Mais maintenant, j'opère dans d'autres sphères.

Mais, sous le fatras de mes songes, les deux statues s'allongent.
Mais, sous le fatras de mes songes, l'adultère se prolonge.

Juste un coup de hachoir dans l'échine comme exutoire.
Ainsi le blanc dont je couvrais les murs était amant dans les recoins obscurs.
Me voici, sans couleur, argile aux mains de deux sculpteurs.
Et maintenant, j'opère différemment.

Payons cher nos façades hasardeuses, créatures de nos cités radieuses,
Taillées dans l'idéal, cette politique affable est bien ancrée.
La condition des chairs n'est pas un partage capricieux pour satisfaire.
Nous sommes l'unicité de nos tendances à dévier.
Corps gras façonnables, enlever ces enveloppes qui masquent l'arbitre véritable.

(Eduqués par nos déviances opérons sans ces instances)
(Modus operandi)

A pas feutrés sur mes rêves bien rangés.
A pas feutrés sur mes rêves brisés.
A pas feutrés, porteurs de vérité.
A pas feutrés... A pas feutrés...
Track Name: Nephelion
Dors carcan, au travers des nuits, délicieusement,
Je pars un instant, une petite mort m'attend.

Ma mue sous la porte, alganons et menottes.
Court moment de sourires et s'envole le martyre.
La douce sibylline m'emporte, le velours noir de son corps
Comme un baume de plaisir. Doucement je soupire.

Dors carcan, au travers des nuits, délicieusement,
Je pars un instant, une petite mort m'attend.

Assis sur un océan sans fond, maquillé de réversibles visions,
Je m'entretiens avec moi-même.
Et voici un nuage imbibé d'encre en fusion
Pour écrire le hasard et l'illusion, un rôle pour moi, mais jamais le même.
De chaque pore de ma peau, de fabuleuses et absurdes scènes.

Dors carcan, au travers des nuits, délicieusement,
Je pars un instant, une petite mort m'attend.

Je suis le fils de Laïos,
Assassin, enfant, amant ou tout autre.
Je suis un fils d'inconsciences,
Sans obédience.

Dors carcan, je pars un instant.

Je suis le scenario, dans l'ombre de mon égo.
Le temps s'est effacé, le temps de m'éprouver.
Aveugle pour le monde, étendu sans un bruit,
Mon état se prolonge dans une veille en sursis.
D'un autre côté, j'ai oublié qui je suis.
Quand une sirène douloureuse me ramène ici.

Mes visions restent en suspension,
Je n'y vois rien.
Mes visions restent en suspension
Et l'écran s'éteint sous le feu d'un matin.
Je n'y vois rien.

Encore le goût amère d'un parfum d'éternité.
Encore l'esprit ouvert par un éclair de liberté.

Mon corps s'éveille et ces aubes me révèlent
Un voyage intérieur, dans une rosée de sueurs,
Le regard embué par ces vies éthérées.
Mes fantasmes sont des hymnes, nappés de milles signes.