L'AUTRE HEMISPHERE

by Errata

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    L'album sorti chez Tokyo Jupiter Records compte 8 titres pour plus d'une heure d'écoute. Entre post-rock et post-hardcore, allant jusqu'au rock indé, Errata propose une musique contrastée aux ambiances sonores massives...

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released April 15, 2013

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about

Errata Lille, France

Errata est un groupe de rock originaire de Lille dans le nord de la France.
Aux frontières du post-rock, du screamo et du post-hardcore, Errata propose une musique contrastée aux ambiances sonores massives et complexes. Loin de chercher une étiquette, le groupe incorpore dans sa musique des influences de la sphère Rock (rock indé, math rock...). ... more

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Track Name: Tour d'abandon
Du mortier au coin des lèvres,
Dans les tranchées entre le marbre et la pierre.
Plus jamais nos poings se lèvent.
Quand les parois sont nos muselières,
Nous jouons dans l’obscurité de nos sanctuaires.

Broyer du noir.
Nos cris sont emmurés.
Frapper au hasard, frapper sans rien toucher.
Broyer du noir.
Les écrans de fumée sont nos remparts.
Vivons heureux, vivons cachés.

Un bandeau sur les paupières,
Le dos au mur on ne peut que se retourner
Et imaginer ce qu’il y a derrière
Ces villes de lumière.
Cécité prospère.
Le mortier ne cesse de couler
Sur le ciel et la chaire.

Les bras tendus, les yeux fermés.
Cherche les fissures !
Tendre les bras pour faire le mur.
Les yeux tendus, les bras fermés.
Cherche les fissures !
Ouvrir les yeux pour faire le mur.

Colin-maillard au fond des sépultures.
Jouer au grand soir sans envergure.
Broyer du noir.
Nos cris sont emmurés.
Frapper au hasard, frapper sans rien toucher.
Colin-maillard au fond des sépultures.
Jouer au grand soir sans envergure.
Broyer du noir.
Les écrans de fumée sont nos remparts.
Vivons heureux, vivons cachés.

FOUNDLING WHEEL

Some mortar on the corner of the lips
In the trench between marble and rock
Our fists will never rise again
When the walls are our muzzles
We’re playing in the darkness of our sanctuaries

Feeling downhearted
Our screams are walled off
Hitting randomly
Hitting in the air

Feeling downhearted
The screens of smoke
Are our ramparts
Let’s live happy
Let’s live hidden

A blindfold on the eyelids
Back to the wall, we can only turn around
And imagine what is behind
Those cities of light
Those prosperous societies
The mortar keeps on flowing
On the sky and our flesh

Arms opened
Eyes closed
(Look for the cracks)
Stretch arms to go over the wall
Eyes opened
Arms closed
(Look for the cracks)
Open your eyes
To go over the wall

Blind man’s buff
Deep down the graves
Play in the dead of night
With no stature

Feeling downhearted
Our screams are walled off
Hitting randomly
Hitting in the air

Blind man’s buff
Deep down the graves
Play in the dead of life
With no stature

Feeling downhearted
The screens of smoke
Are our ramparts
Let’s live happy
Let’s live hidden
Track Name: Entracte
Voyez ces yeux tournés vers l’offrande,
Citoyens humides.
Voyez la foule et nos langues qui pendent,
Tous ces sourires acides.

Rependez sur nous vos bienfaits. A votre bon cœur, évergètes !
Emmenez-nous dans vos lieux communs aux esthètes.

Le cirque commence et commence l’oubli,
Sous les délices et les cris.
Le glaive et le sang, l’étalon, les paris
Et gloire à l’Empereur pour ce paradis.

Étalez sur nous vos armées d’annonceurs sans vous retenir.
Je rends à César ce qui est assez rare : mon bon plaisir.

Chacun connaît le rituel.
Chacun récolte ceux qu’il saigne.
Chacun profite à sa manière.
Les Dieux n’exhaussent que nos prières.
Bénéfice du talion, tous dans la même arène.
Ramassons tous ces dons contre nos maux de tête.
Chacun se complet loin de la scène
Et y concède une partie de soi-même.

Ne suis-je pas un lâche ?
Tous dans l’ivresse de votre manège de foire.
Allez ! Resservez-nous à voir.
Je veux toujours une place en bord de fosse, au premier rang. S’abandonner au spectacle c’est comme un peu dompter le vent,
Un coquillage sur son oreille, une illusion tombée du ciel.
Je ne suis pas un lâche, je ne suis que dans l’air du temps,
Un anonyme parmi la masse qui applaudit en fustigeant.
Je sais qu’un jour tomberons les masques,
Juste au moment de l’entracte.

Chacun connaît le rituel.
Chacun récolte ceux qu’il saigne.
Bénéfice du talion, tous dans la même arène.
Ramassons tout ces dons contre nos maux de tête.
Chacun se complet loin de la scène
Et y concède une partie de soi-même.

INTERLUDE

Look at those eyes greedy for gifts
Moist citizens
Look at the crowd and our tangling tongues
All those bitter smiles

Spread your benefits on us. We’re relying on you, Euergetes !
Take us to your common places full of aesthetes

Starts the circus and starts the oblivion
Under delights and screams
Sword and blood, stallion and bets
And glory to the emperor for that paradise

Sprend your announcers’ armies on us, don’t hold
I give back to Cesar what belongs to him : my sweet pleasure

Everyone knows the ritual
Everyone collects who one bleeds
Everyone enjoys in his own way
Gods only grant our prayers
Talion’s benefit, all in the same arena
Let’s gather those gifts for our headaches
Everyone basks far from the stage
And concedes a part of himself

Am I not a coward ?
Am I not a coward ?
All drunk in your funfair’s game
Go on, serve us something to see

I always want a place
In the pit, on the first line
Falling free to the spectacle
Is a bit like mastering wind
A shell on an ear
An illusion from the sky

I’m not a coward
I’m just in the air of time
Anonymous among the mass
Who applause while thrashing
I know one day the masks will fall
Right when comes the interlude

Everyone knows the ritual
Everyone collects who one bleeds
Talion’s benefit, all in the same arena
Let’s gather those gifts for our headaches
Everyone basks far from the stage
And concedes a part of himself
Track Name: Narcisse est mort
Retenez vos larmes, vos cris et vos soupirs.
Restez dignes et braves car il faut la soutenir
Comme elle soutient son amant, disparu à jamais,
De son regard meurtri par le vent, les marais de la douleur.
De lui, il ne restera que des fleurs. Alors ouvrons les bras.
Faites comme moi, donnez lui une épaule pour qu’elle pleure.

Elle porte son soupirant,
Il flotte dans ses reflets d’argent.
L’éclat d’Adonis
Se noie peu à peu dans ses abysses.

Elle veut mordre la terre.
Un deuil au goût amer.
Elle est comme un océan.
Elle veut mordre la terre.
Elle veut la mordre.
Elle soulage ses tourments.
Avec ses bras de mer,
Elle veut mordre ma chaire
Et ses larmes sont des dents.
Avec ses bras de mer,
Elle peut me mordre.

Il est mort dans ses bras, il est mort noyé dans ses grands yeux.
A ne chercher rien d’autre que lui même,
Il se peut qu’il n’ait même jamais connu son nom.
Alors qu’elle n’existait qu’à travers ses visions.
Voyez-vous ce drame ? Voyez-vous le cynisme
Avec lequel ces deux âmes finalement se divisent ?
Ont-elles été un jour liées ?
Pourrait-on être un jour liés ?

Il rêvait des ailes et elle rêvait des îles, l’eau qui dort paisible.
Elle rêvait des îles et il rêvait des ailes, l’homme venu du ciel.

Elle regardait en l’air et elle brassait de l’air.
Une langueur dans l’étang.
Elle regardait en l’air.
Elle le regarde.
Ils sont amants équidistants.
Le temps d’une vie entière,
Ils se regardent.

Tous connaissent la fin de l’histoire,
On se blesse au jeu du miroir.
Une caresse et tous vos espoirs disparaissent.

Cesse tes pleurs, toutes ces souffrances.
Laisse ces fleurs blanches s’envoler.
Pour ce reflet qui danse, toutes mes condoléances.
Sèche ton cœur, fais toi violence
Et laisse ces fleurs blanches se faner
Car l’amour est un leurre pour nos reflets qui dansent.

NARCISSE IS DEAD

Hold your tears, screams and sighs
Stay worthy and brave as we have to support her
Like the supports her lover, forever gone
Through her look wounded by wind, swamps and pain
Only flowers will remain from him, so let’s open our arms
Just like me, give her a shoulder to cry on
A shoulder to cry on

She bears her beau
He floats in her silver reflection
Adonis’ radiance slowly drowns in the abyss

She wants to bite the ground
A bitter mourning
She’s like an ocean
She wants to bite the ground
She wants to bite it
She relieves her agony
With her sea-arms
She wants to bite my flesh
And her tears are teeth
With her sea-arms
She can bite me

He’s dead in her arms
He’s dead drowned in her big eyes
Looking for nothing but himself
Most likely he didn’t even know her name
When she only existed though his visions
Can you see that drama ? Can you see the cynism
Surrounding those splitting souls
Have they ever bounded ?
Could we ever bound ?

He dreamt of wings
And she dreamt of islands
The water quietly sleeping
She dreamt of islands
And he dreamt of wings
The man from the sky

She was looking up
Talking a lot of hot air
A languor in the pond
She was looking up
Looking at him
They are equidistant lovers
For a whole life time
They look at each other

Everyone knows the end of the story
Hurting oneself at the mirror game
A caress and all your hopes
Disappear, disappear

Stop crying, and suffering
Let those white flowers fly away
For that dansing reflection, condolences
Dry your heart, work hard on it
And let those white flowers fade
Because love is a lure for our dansing reflections
Track Name: Dernière escale avant naufrage
Je m’assois là où il n’y a plus de place.
Je sens que la terre tourne.
Je m’assois là où rien ne se passe.
J’attends que l’horloge tourne.
Je m’assois. Nous faisons tous pareil,
Attendre que son heure vienne.
Nous sommes là. Nous existons à peine
Pour que la mort nous prenne.

LAST HALT BEFORE SHIPWRECK

I’m sitting
Where there is no more place
I can feel the earth spinning

I’m sitting
Where nothing happens
Waiting for the clock to tick

I’m sitting
We all do the same
Wait for our time to come

We’re here
We barely exist
So death can take us
Track Name: Le sang des silènes
A bord, d’abord, d’anonymes passagers.
Regrets, remords restent au port.
Dans ton crâne, les amarres sont larguées.
Tu voyages sans bagage, sans opinion, sans illusion.
L’équipage, dans cette cage d’horizons,
Transpire l’ennuie et déjà, tourne en rond.

Tous ces chiens ressemblent aux loups quand ils dorment.
Le confinement révèle la nature de l’homme.

La nature humaine, humide et malsaine.
Une maladie sur un océan.
Le voyage devient oppressant.
Sans raison, ils bavent et leur poison s’étale
De la poupe à la proue. Qui sera la proie ?
Et ils crachent, s’agitent,
Ils maudissent le sort en te montrant du doigt.

A mort ! Par dessus bord ! Chuchotent ces pubis ruisselants.
Une mise en pièce, où ton faciès tiendra le rôle du pendu,
Où ils planteront leurs dents et ils boiront ton sang.

Tous ces chiens ressemblent aux hommes quand ils mordent.
C’est la peur, elle-même, qu’ils veulent saisir en somme.

L’aventure humaine,
L’art cynégétique dans les veines.
Pas de procès en pleine mer.
Brûlons les boucs émissaires !

Et les sirènes chantent
Quand nos silènes se plantent un couteau dans les reins.
Et l’embrun qui me mouille le visage,
C'est la mer qui noie ta dépouille dans mes larmes.
Les chiens ressemblent aux anges dans la mort.

THE CATCHFLIES' BLOOD

On board, first, anonymous passengers
Regrets, remorse stay on the port
In your skull, the mooring lines are let go
You travel with no luggage, no opinion, no illusion
The crew, in that cage of horizons
Sweats of boredome and already walks round and round

All those dogs look like sleeping wolves
Confinement reveals man’s nature

Human nature
Wet and noxious
A sickness on an ocean
The journey gets oppressing
With no reason, they dribble and spread their poison
Between stern and bow, who will be the prey
And they spit, stir up, they curse
Fate pointing at you

Death to them ! Throw them overboard !
Whisper those streaming pubis
A pillory where your facies
Will stand as the hanged one
Where they’ll plant their teeth
And they’ll drink your blood

All those dogs look like men when they bite
It is fear itself they want to grasp in the end

The human adventure
The hunting art in the veins
No trial on the high seas
Let’s burn the scapegoats

And the mermaids sing
When our catchflies stick a knife in their kidneys
And the spray that moisten my face
Is the sea that drowns your remains in my tears
Dogs look like angels in death
Track Name: L'arène prend le roi
Entre les tambours et les étendards.
La gloire le caresse.
Entre dans l'arène, un monstre de foire.
La gloire le caresse.
Il se joue des tours et avance une tour d'ivoire.
La gloire le caresse.
Il vient de jouer sa première pièce.

La gloire le caresse.
La gloire et l'ivresse.

Que sonne la ferraille sur ce grand damier.
La gloire et l'ivresse.
Ce bon vieux cheval est un cavalier.
La gloire et l'ivresse.
Il déplace des montagnes et se bat jusqu'au sommet.
La gloire et l'ivresse.
Tous au tapis d'un simple geste

Et elle grouille, elle s'agglutine,
La foule se presse aux creux de ses bras.
Comme une marrée de mains avides
Qui vient mourir aux pieds du roi.
Le voilà roi.

Et le géant s'endort sur l'amertume de son œuvre
Car le jeu se dévore comme s'avale une couleuvre.

Le voilà pseudonyme,
Le visage sans adresse,
C'est un souverain anonyme.
La gloire le transperce.
C'est un fou qui s'anime.
Sentez-vous sa détresse ?
Il a en lui un abîme.
La gloire le transperce.

Elle se divise, elle se disloque,
La renommée et ses apparats.
C'est son regard sans équivoque
Qu'il voit glisser entre ses doigts.
Et tour à tour, les cavaliers veulent être roi
Pour épouser la reine.
Et comme toujours, ces fous à lier ne se doutent pas
Qu'ils seront les pions de l'arène.

La gloire nous caresse.
La gloire et l'ivresse.
La gloire nous transperce.
La gloire nous disperse.

THE ARENA TAKES THE KING

Between drumbeats and flagships
(Glory caresses him)
Enters the arena a freak of curiosity
(Glory caresses him)
He fools himself and moves his ivory tower
(Glory caresses him)
He just played his first piece

Glory caresses him
Glory and euphoria

Let iron strike on that big checkerboard
(Glory and euphoria)
This old good horse is a knight
(Glory and euphoria)
He moves mountains and fights up to the very top
(Glory and euphoria)
All knocked in a single gesture

And she swarms, she gathers round
The crowd hurries in the crook of his arms
Like a flood of greedy hands
That comes to die at the king’s feet

Here, he is a king

And the giant falls asleep on the bitterness of his work
As the game eats itself like a grass snake

He became a pseudonym
A face with no adress
He is an anonymous sovereign
(Glory stabs him)

He is a struggling lunatic
Can you feel his distress ?
He’s got an abyss inside him
(Glory stabs him)

And it splits, it breaks up
Reputation and all its pomp
It is its obvious look
He can see slip between his fingers

Round after round
Knights want to become king
To marry the queen
And as always
Those crazy figures don’t know
They’ll become the arena’s pieces

Glory caresses us
Glory and euphoria
Glory stabs us
Glory scatters us
Track Name: Empreintes
Des regards, des murmures se bousculent en silence
Et dansent sur le bas-côté.
Étalés sur les murs, ces visages de souffrance semblent crier
Avant de s’effacer.
Des vieillards apeurés, parchemins délavés par trop d’indifférence.
Et alors que devant tes souliers,
Des chemins par milliers s’étirent et se prélassent.
Est-ce la peur ? Est-ce une menace ?
Tu préfères les ignorer pour suivre les traces.

Tu peux forcer l’allure et changer de costume tant que tu veux.
Exhiber sans retenue tes slogans et gesticuler.
C’est la candeur et l’ivresse qui te parfument le long du sentier,
Si souvent emprunté, par des gens empruntés.
Tout comme toi, ils rêvaient des grands espaces,
De tout laisser derrière
Et n’avoir que le champs des possibles en face de soi.
Les croisements défilent et passent
Et toi tu persistes à suivre les traces.

Et c’est ainsi que les années passent,
Et c’est pour ça que les années folles se succèdent,
Entraînant ta carcasse sur le sol.
Te voilà spectateur de ton acharnement.
Il est trop tard maintenant pour faire demi-tour.
Entends-tu enfin ces voix au bord de la route ?
Elles étaient la question, elles étaient le doute.
Aussi loin de la surface, tu t’es perdu à suivre les traces.

Assieds-toi, c’est terminé.
Rejoins-nous sur le bas-côté.
Il restera toujours une place, au banc des prévenus
Pour observer les gens qui passent.
Un peu comme une ombre qui les pourchasse,
C’est à toi de leur dire de ne jamais suivre les traces.

PRINTS

Looks, whispers silently jostle
And dance on the verge
Spread on the walls, those faces of suffering seem to be screaming
Before moving aside
Scared old men, faded parchment from disregard
And right in front of your shoes, paths by thousands
Draw out and lounge
Is it fear ? Is it a threat ?
You’ prefer ignoring them and follow the prints

You can hurry and change costumes as much as you want
Openly expose your slogans and gesticulate
It is candor and drunkness that perfume you along the way
So often borrowed
By borrowed people
Like you, they dreamt of vast spaces
Leaving everything behind them and only having the field of possibilities
In front of them
Crossings march and pass
While you prevail following the prints

And this is how years pass
And this is why crazy years succeed each other
Pulling your corpse on the floor
You became the spectator of your own relentlessness
Now it’s too late to turn around
Can you hear those voices by the roadside
They were the question, they were the doubt
So far from the surface, you got lost folling prints

Sit down, it’s over
Join us on the verge
There will always be a place, on the dock
To observe people passing by
A bit like a shadow hounding them
It is up to you to tell them to never follow prints
Track Name: L’éperdu des astres
Jette un œil.
Par une meurtrière sortir de l’ombre.
L’orage gronde, derrière tes yeux qui brillent.
Jette un œil.
Une lentille de verre pour voir le monde.
L’orage gronde, Argus aux milles pupilles.

Quand l’indicible se dévoile, ton euphorie croise les étoiles.
Quand l’indicible se dévoile, n’entends-tu pas toutes ces alarmes ?

Allonger le pas sans remuer d’un pouce.
Voyager d’un simple regard vers la source.
Aux frontières de la science, tu réduis la distance.
Poursuis l’expérience.

Quand l’indicible se dévoile.
Crache à la face des sacrifiés.
Poursuis l’expérience.
Vois ces montagnes hallucinées.
Poursuis l’expérience.

L’orage éclate avec ses couleurs tombées du ciel,
Tu n’en avais jamais vu de pareilles avant.
L’orage éclate, Il illumine les formes obscènes,
les contours d’un monde que tu convoitais tant.
La démence se répand.

Certaines voies sont bien gardées, les garde-fous sont postés.
Certes, un jour tu seras prêt, tu pourras les emprunter.

THE STARS GAZER

Have a look
Come out of the shadows through the loophole
(Thunder rolls)
In front of your shining eyes

Have a look
Glass contacts to see the world
(Thunder rolls)
Thousand pupils Argus

When the inexpressible reveals itself
Your euphoria passes by stars
When the inexpressible reveals itself
Can’t you hear all those alarms ?

Extending stride without moving a finger
Traveling to the source in a glance
To the borders of science, you shorten the distance
Continue the experience

When the inexpressible reveals itself
When the inexpressible reveals itself

Spit on the sacrificed faces
Continue the experience
See those hallucinated mountains
Continue the experience

(Thunder rolls)
With its colors fallen from the sky
You had never seen such things before
(Thunder rolls)
Illuminating obscene shapes
The contours of a world you once lusted after
Demencia spreads

Some path are well kept secret
The safeguards are in position
You’ll certainly be ready a day
You’ll be able to take them